Draco : l’inspiration

Ce tableau évoque les mythologies païennes, les premières interprétation que les hommes ont fait du monde. Le tableau “The little book which wants to rule the world” poursuit un peu l’histoire en réduisant les mythes à néant (ou quasi) et en leur supplantant les cosmogonies liées aux religions.

Draco signifie dragon en latin. C’est l’évocation de l’origine du monde et du mythe des dragons. Le lézard me fait tellement penser à un mini dragon, j’aimais l’idée que si petit, il soit associé au gigantisme du dragon et plus encore immense : à sa constellation.

Le dragon fascine depuis toujours puisque les représentations en sont très anciennes : les premières traces de représentation de dragon remontant à plus de 6000 ans en Chine. La figure du dragon ou plus exactement la constellation du même nom (représentée par les trous sur le tableau), était primordiale dans la civilisation égyptienne car elle comptait l’étoile Thuban (“dragon” en arabe) qui était alors l’Etoile Polaire (elle indiquait presque exactement le pôle nord céleste il y a 4 700 ans). Les Égyptiens lui vouait un culte et les temples et galeries des pyramides étaient orientés par rapport à elle.

Presque toutes les mythologies ont vu dans cette constellation l’un des monstres gardiens du trésor présent dans l’imaginaire collectif de presque tous les peuples de la Terre. Son cerveau est sensé renfermer une pierre merveilleuse, brillante la nuit et qui possèderait des vertus extrêmement puissante.

Part ailleurs, dans certaines mythologies primordiales, les dragons créent le monde à partir de l’eau et donnent vie aux dieux et à l’humanité. Comme dans la conception chinoise (symbolisée par mon médaillon en métal avec l’idéogramme chinois), le dragon est le lézard “yang” (associé au soleil, à la chaleur, au masculin et au positif) et par son côté complémentaire “yin” il est en relation avec les eaux dans lesquelles il se retire et crée la vie. Le dragon-lézard surplombe l’œuf du monde, représentée par la pierre tandis que la grosse bulle représente l’eau et l’air, la fragilité de la création.

 

Le tableau :

"Draco"

“Draco”

En couverture :
Étude d’un lézard des murailles (crayon et crayon de couleur) voir le dessin dans son intégralité